ALBUM PHOTO
CARMINA BURANA
En première partie
Sous la direction de Philippe VERLY
Els CROMMEN
Soprano
LE QUINTETTE DE CUIVRES DE L’IMEP
«Sea Sketches» de Ian Mc DONALD
Carl SANSONE
Contre-ténor  
Josef BAERT
Baryton-basse
Astrid DENIS pianiste
« Ad Vitam » de Ph. VERLY
Marie-Christine SAINT-MARD
Piano

Bérenger GOFFETTE organiste
« Balletto del Granduca » de J.P SWEELINCK

«Wer nur den Lieben Gott lässt walten » de J.S BACH

« Improvisations Rolendiennes » de B. GOFFETTE

Tatiana EVDOKIMOVA
Piano
Le grand chœur mixte et les percussions de l’IMEP
   

CARMINA BURANA de Carl ORFF (1895-1982)
Carmina Burana, cantate scénique pour soprano, ténor et baryton, chœur mixte, chœur de garçons et orchestre est créée à l'opéra de Francfort le 8 juin 1937 sous la direction de Bertil Wetzelsberger. À l'origine des Carmina Burana se trouve un ensemble de manuscrits - en français, en allemand mais surtout en latin - réunis au XIIIe siècle. Ces manuscrits, au nombre de 200, surtout des poèmes et des chansons en provenance de divers pays, sont l'œuvre de clercs en rupture de ban - les Goliards - auteurs pour la circonstance de textes profanes vantant les plaisirs du lit, de la bonne chère et de la bouteille. Son titre, Carmina Burana, fait allusion au couvent de Benediktbeuren situé dans les Alpes bavaroises, où fut retrouvé en 1803 un manuscrit anonyme comportant une série de chansons dues à des poètes vagabonds des XIIe et XIIIe siècles. Ces écrits - en latin, moyen-haut allemand et français - seront publiés par J.A.Schmeller en 1847. Les auteurs y fustigent les erreurs de l'État, de l'Église, de l'éducation, l'omniprésence et la puissance de l'or ainsi que la dégradation des mœurs. Ces chants sont également : éloge de la Nature (Veris leta facies) et de l'Amour (Amir volat undique), invocation au destin (O fortuna), chansons satiriques et chansons à boire (In taberna).

Pour construire son œuvre, Carl ORFF, étudie le recueil de J.A.Schmeller en 1935. Il en sélectionne 24 textes pour les ordonner en 3 parties - "Premier printemps", "Dans la taverne" et "Cour d'amour" - en répétant le chœur d'ouverture à la fin. En 1935-36, Carl ORFF n'avait pas connaissance des mélodies originales de ces « carmina » , dont une partie ne vient d'être découverte que très récemment par W.Lipphard. Toutes les mélodies des Carmina Burana sont donc de la création propre du compositeur, seul le texte est emprunté à l'édition Schmeller. « Avec Carmina Burana commencent mes œuvres complètes » dit Carl ORFF avant d'intégrer cette cantate scénique dans la trilogie des Trionfi. En réunissant chant, images magiques et danse dans une homogénéité quasi parfaite, Carmina Burana dépasse le cadre habituel de la cantate scénique.


Ce qui explique pourquoi l'œuvre a pu s'assurer une place de choix dans le répertoire lyrique, bien que fondée sur des mélodies diatoniques, strophiques et d'une grande simplicité. Selon Carl ORFF, « plus l'expression est essentielle, plus elle est simplifiée, plus son effet est direct et puissant ». En effet, cette simplicité, choisie pour trancher avec l'extrême complexité de la musique post-romantique, permet au compositeur une communication immédiate avec son public, lui-même aussitôt séduit. De nombreux éléments empruntés à des styles révolus, tels que la technique du bourdon, l'ostinato, les répétitions de texte, la variété rythmique ainsi que l'emploi d'un ensemble important d'instruments à percussion prennent la place des éléments caractéristiques de la tradition post-romantique.

L'effet de Carl ORFF ne repose plus sur la musique "absolue" mais sur l'heureuse association d'éléments textuels, mélismatiques et scéniques réunis dans une sorte d'œuvre d'art total, succès dans l'Allemagne nazie, puis dans l'Europe de l'après-guerre. Pour populariser une cantate déjà célèbre, son auteur, dans le cadre de son entreprise pédagogique (en 1924, Carl ORFF crée avec son épouse la Güntherchule, école de gymnastique, de musique et de danse fondée sur les principes d'éducation musicale d'E.Jacques-Dalcroze) écrira une version sans orchestre mais avec deux pianos, des timbales et une percussion foisonnante comme seule instrumentation, ce qui devait la rendre plus immédiatement accessible aux sociétés musicales d'amateurs. S'inspirant du plain-chant (qu'il tourne en dérision), de musiques populaires bavaroises, d'opéra italien ou de choral luthérien, Carl ORFF a composé l'une des œuvres les plus populaires du XXe siècle.

Philippe VERLY.
C’est à Couillet (Charleroi), son village natal, qu’il entreprend ses premières études théoriques et pianistiques. A 13 ans, il entre au Conservatoire Royal de Liège où il obtiendra les 1ers Prix de Musique de Chambre, d’Histoire de la Musique, d’Harmonie écrite le tout couronné par un Diplôme Supérieur pour le piano.
Ses études se poursuivent au Conservatoire Royal de Bruxelles avec, pour résultats les Prix de Contrepoint Harmonie pratique, Fugue et Direction d’orchestre.
Il fut l’élève de Albert Hallet, Robert Leuridan, José Quitin, Frérléric Van Rossum, Jacqueline Fontyn, Marcel Quinet, Franz Constant et René Defossez.
Des stages d’été lui permettent de se perfectionner avec Guido Agosti (piano) et Franco Ferrera (direction d’orchestre) à Sienne en Italie et dans la classe de direction de Hans Swarowski à Ossiach en Autriche.
Il est titulaire du Prix de la Société liégeoise de Musicologie, du Prix Sylvain Dupuis pour l’harmonie, et à deux reprises, du Prix Carl Kerkhove de Denterghem pour la direction d’orchestre. Après avoir enseigné le solfège, le piano et l’harmonie aux académies de Couillet, Courcelles, et au conservatoire de Charleroi, il devient directeur de l’Académie de Courcelles et entre à l’IMEP à Namur où il est professeur d’écriture musicale, de direction de choeur, de chant choral et, depuis sa création en 2002, responsable du cours d’orchestre.

Au piano, il s’est produit en récitals et avec orchestre avant d’accompagner le Trio Chanteclair avec lequel il donne de nombreux concerts en Belgique mais aussi en France, en Allemagne, en Suisse, eu Grèce et au Québec.
Chef d’orchestre, il dirige l’Orchestre National, l’Orchestre de chambre et l’Orchestre Symphonique de la RTBF, l’Orchestre de chambre de Wallonie, l’Orchestre Belge des jeunes (assistant de Frédéric Devreese), l’Orchestre des jeunes de la Communauté française de Belgique (assistant d’André Vandernoot), et l’Orchestre Symphonique de Douai et des Hauts de France.
Chef de choeur du Cercle les XVI de Charleroi pendant une douzaine d’années, il collabore étroitement et fréquemment avec l’Orchestre Symphonique de la RTBF principalement.
Collaboration également avec le Choeur des Communautés Européennes (Carmina Burana de Orff à Edimbourg et Missa Solemnis de Beethoven à Bonn).
Il prépare aussi les choeurs pour des chefs comme René Defossez, André Vandernoot, Georges Octors, Hubert Schonbroodt, Louis De Froment, Brian Priestman, Jean Jakus, Willy Claes...
C’est à l’IMEP qu’il consacre maintenant l’essentiel de son temps, établissement pour lequel il a également composé des oeuvres à vocation pédagogique.

LES CHOEURS DE L’IMEP
C’est en 1979 que Philippe VERLY prend le choeur de l’IMEP en mains et entame une progression qui permet d’aborder aujourd’hui un large répertoire.
Tous les étudiants, âgés de 18 à 23 ans plus ou moins sont conviés au chant choral. L’effectif a triplé depuis la création de l’Ecole tenant compte des départs et arrivées annuels. La grande majorité des élèves entrants sont des néophytes en chant choral mais selon leur motivation, ils s’intègrent tôt ou tard au groupe des “initiés”.
Les divers styles sont étudiés en formations variables (choeur de femmes, d’hommes, choeur de chambre ou symphonique) et différentes associations (a capella, avec piano ou orgue, groupes instrumentaux ou grand orchestre.

La plupart des concerts sont dirigés par Philippe Verly mais d’autres chefs ont été invités tels Gabor Ugrin, Philippe Gérard, Denis Menier, Xavier Haag, Edmond Saveniers et Mark Deller qui succéda à son père Alfred lors de stages à l’IMEP.


Le choeur se produit aussi extra-muros. Citons Bruxelles, Liège, Bruges. Charleroi, Tournai, Nivelles, Temploux, Bastogne, Louvain-la-Neuve, Institut Lemmens à Leuven, Vienne enfin en 1991 lors de deux concerts où nous représentions la Belgique pour un Congrès musical international.

Bach, Bernstein ,Brahms, Britten, Bruckner, Cherubini, Debussy, Duruflé, Fauré, Haydn, Hindemith, Absil, Liszt, Mendelssohn, Mozart. Nees, Orff, Pergolèse, Poulenc, Ravel, Rutter, Schubert, Schnittke, Schumann, Schütz, Stravinsky, Vivaldi figurent au programme de nos concerts passés mais c’est vers l’avenir que nous nous tournons en quête de nouvelles découvertes.

Tatiana EVDOKIMOVA pianiste

Pianiste d'origine russe, désormais installée à Namur, Tatiana Evdokimova est née à Tachkent, ex URSS, dans une famille de musiciens.
Elle a commencé l'étude du piano à l'age de cinq ans, avant d'être admise à l'École de musique de Tachkent et ultérieurement à celle de Kalouga, Russie.
Dés l'age de treize ans, elle se produit en soliste, sous la direction de son père, chef d'orchestre.
Auprès de Théodore Gutman, professeur au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou et à l'Institut Gnessin, élève de Heinrich Neuhaus, elle poursuit ses études supérieures à l'issue desquelles elle obtient le Diplôme d'État de piano, d'accompagnement et de musique de chambre de l'Institut Gnessin.
Pendant sa formation, ses interprétations ont été récompensées par différents prix (Lauréate du Concours Prokofiev, 1971,Moscou).
Elle se perfectionne ensuite pendant deux ans en Autriche à l'Université « für Musik und darstellende Kunst » de Vienne, auprès du professeur Dieter Weber.
Tatiana Evdokimova a donné de nombreux récitals en Russie, Autriche, France, Suisse, Belgique etc. Elle s'est produite avec différents orchestres comme soliste et a fait partie de différentes formations comme chambriste.
Son répertoire comprend une quantité importante d'oeuvres solos et de musique de chambre, englobant les styles baroques, classiques, romantiques et modernes.
Tatiana Evdokimova est souvent invitée à enseigner lors de stages internationaux dans divers pays d'Europe. Elle participe régulièrement comme membre de jury aux Conservatoires Royaux de Liège et Mons, ainsi qu'à l'Institut Lemmens à Leuven.
Depuis 1985 elle enseigne le piano à l'Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie à Namur, et depuis 1977 au Conservatoire de Ciney.
Nombre de ses élèves sont eux aussi aujourd'hui professeurs et poursuivent une belle carrière musicale, primée à l'occasion de divers Concours.

Marie Christine SAINT MARD pianiste

a poursuivi ses études de piano avec succès au Conservatoire de Bruxelles, dans la classe de Jo Alfidi et de Nicole Henriot Schweitzer.
Elle s'est ensuite perfectionnée auprès de Marcelle Mercenier au Conservatoire de Liège.
Elle a obtenu le diplôme supérieur de musique de chambre avec la plus grande distinction dans la classe de Michel Bassinne.
Elle s'est produite avec l'orchestre symphonique de Liège et l'orchestre de la R.T.B.
Elle s'est alors consacrée plus particulièrement au répertoire de musique de chambre et s'est produite en concerts avec différentes formations, en piano à quatre mains et deux pianos, mais également en duo et trio à clavier.
Elle a été sous directrice de l'Académie Intercommunale de musique et de déclamation d'Ottignies Court St Etienne LLN.
Elle a été accompagnatrice Conservatoire Royal de Liège et enseigne actuellement la musique de chambre à l'IMEP.
Elle se produit régulièrement en concert avec Benoit Giaux, baryton.

Josef BAERT baryton-basse

Né en Autriche d'une mère autrichienne et d'un père belge, Josef Baert fait des études de journalisme et d'art dramatique à Bruxelles et obtient un diplôme supérieur de chant avec grande distinction dans la classe du célèbre pédagogue Frédéric Anspach au Conservatoire Royal de Musique.
Après avoir gagné le concours de l'Union Professionnelle des Maîtres du Chant Français ainsi que le prix 'Chausson' à Paris, il se perfectionne à la Hochschule für Musik und Darstellende Kunst à Vienne (Autriche).
Invité des opéras de Trier (Trèves, Allemagne), des Flandres (Gand et Anvers), Klagenfurt (Autriche), aux Pays Bas et en France, il chante e.a. Almaviva, Don Alfonso, Guglielmo, Don Giovanni, Papageno (Mozart), Dr.Falke (J.Strauss), Sharpless (Puccini), Silvio (Leonvavallo), Schichkov (Janacek), Scherasmin (Weber) et plusieurs rôles importants dans des oeuvres contemporaines.
A Utrecht il chante Creonte (père d'Euridice) dans la toute première présentation de l'Orfeo de Joseph Haydn. («l'anima del filosofo») au Pays Bas. Entre 1986 et 1998, il interprète, en étroite collaboration avec les compositeurs, pour le célèbre festival autrichien « Carinthischer Sommen » (Villach Ossiach), des premiers rôles dans des créations d'opéras contemporains comme «Kain» de Karl Heinz Füssl, «Boleslav» de Dieter Kaufmann, «Paracelsus» de Hugo KaechEn concert, J.Baert chante dans le cadre de plusieurs festivals, au Benelux, en France, Espagne, notamment dans les passions de J.S.Bach,Telemann,Schütz, Fauré (Requiem), Britten (War Requiem), Mendelssohn (Elias), Cari Orff (Carmina Burana : également en LP et CD).
Depuis plusieurs décennies, il se consacre également au lied, avec son épouse, la pianiste Bulgare Roumiana Stantcheva. En 1997, ils sont invités pour 34 récitals dans le cadre de la commémoration Schubert.

Carl SANSONE Contre-ténor

a travaillé le chant a l'académie de Courcelles dans la classe de F. Jeanmart où il obtient les médailles du gouvernement en chant et en art lyrique. Il poursuit ses études musicales au Conservatoire Royal de Mons où lui sont décernés : un premier prix de chant opéra dans la classe de Robert Pinchart ; un premier prix de chant mélodie et un premier prix d'art lyrique dans la classe de Michel Trempont. Il est, à cette époque, le premier contre ténor à obtenir des premiers prix dans un Conservatoire Royal belge.
Il travaille le répertoire de contre ténor avec Zeger Vandersteen (Gand) et James Bowman (Londres).
Alors qu'il est toujours au Conservatoire Royal de Musique de Mons, il participe à la création d'une oeuvre du compositeur belge Franz Constant : « Jeanne Reine de Naples », sous la direction de Jean Bailly.
Il a collaboré régulièrement avec des ensembles vocaux tels que Laudantes Consort et Tactus (ensemble vocal dont il est le fondateur).
En tant que soliste, il chante en France, Espagne, Luxembourg, Tchécoslovaquie, Pologne, Italie... sous la direction de chefs réputé tels que René Defossez (pour les Carmins Burana dont le chef a tait un arrangement pour harmonie approuvé par Carl Orff), J. F. Paillard (Réquiem de Gilles) avec l'Orchestre de Chambre de Wallonie, Peter Phillips (Enregistrement d'un CD d'oeuvres de R. de Lassus) avec le Choeur de Chambre de Namur dont il a fait partie durant plus de quinze ans.
Il chante aussi sous la direction de G. Janssens, E. Rappe, L. Devos (polyphonica), P. Cao (L'orchestre de Chambre de Wallonie), J.C. Malgoire (La Grande Ecurie et les Musiciens du Roi), F. Bernius (Les Agréments) et S. Kuijken (La Petite Bande) …

Els CROMMEN soprano

est née à Tongres(Belgique) et a étudié au Conservatoire Royal de Liège,où elle obtient les diplômes de chant opéra, chant mélodie, musique de chambre, solfège et pédagogie.
Elle participe à plusieurs cours, notamment à la Fondation Royaumont (France 1990), promotion des jeunes chanteurs belges (1989), interprétation des mélodies (1989) et opéra (1989) au Centre Européen pour l’opéra et le chant. Elle prend aussi part à des masterclasses avec Noëlle Barker, Marlene Malias et Michaël Eliasen.
Elle est à l’aise dans tous les styles et travaille régulièrement avec l’ensemble Nahandove (musique contemporaine) et plusieurs ensembles baroques comme p.e. le Rondeau et Col Basso.
Elle enregistre pour les radios belges (VRT, RTBF) et des CD’s comme la Caravane du Caire de Grétry avec Marc Minkowsky (Ricerear 1991), Rétrospective de H. Roelstraete (Eufodia 1996), Deutche Hausmusik (Digi Ckassuc 1996) et Un Accademia a Napoli bell’ anno 1725 (Syrius 1999) avec l’ensemble baroque le Rondeau, Some Blake Works de Lucien Posman avec le Goeyvaerts Consort (Cypres 2002), A Tribute to Vic Nees (Phaedra 2002), musique de Jacqueline Fontyn (Cypres 2003), …
Elle s’est présentée pour le Concours Reine Elisabeth 2000, session chant, et fut récemment Lauréate des auditions Erna-Spoorenberg en Hollande.
Elle était pendant de nombreuses années membre du VRK (chœur de la radio flamande).
Pour l’instant elle est professeur de chant dans les académies Franz Constant à Auderghem et à Malmédy et elle est chargée de cours de Greta De Reyghere au Conservatoire Royal de Liège.